Daoud, contemplatif, humant une nouvelle rose, buvait à présent du thé et regardait au loin, perdudans ses pensées.
Davida avait repris son luth et son chant nostalgique.
Le silence soudain sur Gaïa retrouvée :
" Les aigles de Bâmiyân dominent les lointains, les ibex du Pamir bondissent sur les rocs, les gazelles
d'Hérat dansent sous les jasmins, les chevaux du Panjchir s'ébrouent au soleil clair : les enfants sous la
lune imaginent demain. "
Un âne gris monté par un baba aux cheveux blanchissants s'enfonça dans le chemin de terre qui menaità la rivière.
On entendit les claires notes d'une flûte.Léo se leva et se dirigea vers le mûrier en fleur.