Après avoir dépassé les moais couchés, brisés, imparfaits, Siméon et Timothée arrivèrent en haut

du cratère d'où on domine les grands espaces, les chevaux, les moais et l'océan.

Pas de baguette !

 

- Où est-elle ?

- Là, regarde, un bout de papier, dit le Capitaine en courant vers une grosse pierre noire. " J'ai trouvé

la baguette, la-la-lère, maintenant, c'est moi le magicien ou plutôt la Magicienne ! Devine qui je suis…

Si je te trouve, Timothée, je t'attrape et je te transforme en dorade de la mer océane ! "

- Ciel ! dit Timothée, cachons-nous !

- Aux armes ! dit le Capitaine. Action ! Exécution !

 

Pendant ce temps, le Prince Léo et Sa Majesté Antonin jouaient au poker au bord de la mer, avec Niki

et Chico, deux jeunes Pascuans. A eux deux, ils avaient déjà gagné un petit trésor : 3 coqs, 1 sac de

dorades, 1 hamac, 6 escargots pascuans, 4 cailloux d'obsidienne et, surtout, avec seulement une paire

de 9 dans les mains d'Antonin qui les avait tous eus au bluff, 2 poulains tout vifs, gigotants et bondissants.

 

- C'est à toi de distribuer, Niki ! dit Antonin 1er. Ne traînons pas, le soir approche et nous avons encore

tant à gagner. Il pensait, en particulier, à un jeune étalon gris perlé qu'il avait monté le matin même pour

aller surveiller les troupeaux.

- Qu'est-ce ? dit le Prince, entendez-vous ce bruit discret dans les broussailles ? Un coq peut-être ?

Et il saisit un long bâton pointu, prêt à transpercer, d'un jet précis et rapide, la bête imprudente.

- Hep ! Hep ! C'est moi, Timothée ! Il faut pas qu'elle me voie, elle veut me transformer en dorade de la

mer océane ! Elle m'a volé ma baguette magique !