Maât et Isfet
L'olivier est silence aux matins de tourments.Chaos guerrier. Ames souillées. Cris foudroyés.
Curs incendiés. Morts crucifiés. Temps pétrifié.
Ancré face à la mer, il est déchirement.
Mais au ciel de midi, le vent porte l'éveil.
Beautés ensoleillées des aubes d'harmonie,
Cantate de l'eau vive à l'ombre des ramures,
Du chant de la nature, doux et grisant murmure,
Insouciante colombe, allègre symphonie.
Quiétude enfin trouvée: Maât au grand soleil.
Mais guerres et chaos, éternelle souffrance,
Renaissent à la nuit, hydres d'obscurité:
L'olivier est meurtri. Arbre d'éternité,
Ancré face à la mer, il aspire au silence.
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