la voleuse. " Hanga ! Hanga ! Hanga ! " et tout le monde repartit au grand galop derrière Hanga,qui fila telle une flèche vers le rivage septentrional de Rapa Nui.
Le soleil était à son midi quand ils passèrent devant le Nombril du monde. " Arrêtons-nous, dit le
Prince, et recevons le Mana de la Mer ! - Là, dit Timothée, un papier sous le nombril ! " En effet,
un papier plié en quatre était glissé sous la grosse pierre ovale marquant le centre du monde.
Fébrile, Timothée le déchiffra : " Ah ! Ah ! Vous l'aurez pas ! La la lère ! C'est moi la plus forte !
Mon cher Timothée, je ferai de toi une dorade de la mer océane ! "
" Elle se moque ! Hanga ! Hanga ! Hanga ! " Et tous repartirent, tels des flèches pascuanes.
Ils avaient reconnu Poerani l'horrible fille qui terrorisait les garçons de la classe de Timothée.
Hanga s'arrêta brusquement sur ses pattes arrière. Ils étaient arrivés près de la plage de Anakena.
Prudemment, ils avancèrent à pas de loup vers les moais qui dominaient la mer, sa plage et ses
rouleaux. " Antonin, passe-moi la longue-vue ! " " Ma parole, que distingué-je au loin allongée sur
le sable ? Mais je crois reconnaître, Poerani, l'affreuse Poerani ". Soudain, on entendit un chant
s'élever dans l'air brûlant de l'après-midi au son du ukulélé : " Maman, les petits bateaux qui vont
sur l'eau ont-ils des jambes, mais non mes gros nigauds s'ils en avaient ils marcheraient ! "
- Argh ! Elle nous nargue, rugit le Roi.
- Nous en ferons une subordonnée obéissante, déclama le Prince.
- J'en ferai de la chair à pâtée, menaça le Capitaine, son épée brandie au bout de son poing droit.
- Glup ! Glou ! Glou ! Plouf ! répondit Timothée.
- Glou ! Glou ! Glou ! ajoutèrent Léo, Antonin et Siméon : d'un coup de baguette magique, Poerani
les avait transformés en dorades de la mer océane.