16 heures. Toujours rien. France-Info en a parlé dans son bulletin de 15 h 45.

" Disparition d'un enfant de neuf ans près de Perpignan. "

 

17 heures. Enfin du sérieux. Il aurait été formellement identifié en gare de Villefranche,

montant dans le petit train jaune en compagnie d'une copine de son âge. Le chef de gare,

qui a tardé à prévenir la gendarmerie, a cru comprendre qu'elle s'appelait Jeanne, ou Jeanne Darc,

je ne sais plus. Ils se tenaient par la main en rigolant. Pourvu que ce soit bien Siméon ! La gare de

Mont Louis-La Cabanasse est cernée par les forces de l'ordre ; les commandos de choc de la garnison

de parachutistes de Mont-Louis ont pris position. Je suis tenu informé sur le portable, minute par minute.

Le train jaune arrive en gare. Le conducteur du train donne le signal convenu : Tut, tut ,Tuut. Les paras

sautent sur le toit des wagons, fouillent, regardent sous les sièges. Rien. Personne. Le chef de gare de

Villefranche a dû entendre des voix .

 

Voilà, mon cher inspecteur Antonin, où nous en sommes, ce soir au deuxième jour de l'affaire.

Siméon est toujours introuvable. Je compte sur toi et sur le commissaire Léo pour ne pas effrayer les parents,

tranquilles à Raiatea ; il ne faut pas qu'ils s'inquiètent ; inventez une histoire. Ou plutôt botus et mouche cousue.

Un œil vigilant sur Timothée. A bon entendeur salut.

e-mail du 17 septembre, 20 h

au brigadier Timothée

 Il est sauvé ! Voilà tout de suite la bonne nouvelle ! C'est à toi, brigadier Timothée, que je l'annonce ! Transmets-la

au commissaire et à l'inspecteur ! Champagne ! Champagne ! Lait de coco ! Jus de mangue !